Les données de recherche indiquent que seul un petit nombre de patients bénéficient des traitements anticancéreux. L’intégration des biomarqueurs aux pratiques cliniques courantes aidera les médecins à choisir le bon traitement, administré au bon patient. Cette façon de faire permettrait sans doute d’obtenir davantage de résultats positifs, notamment en évitant aux patients de subir les effets toxiques inutiles découlant d’un traitement inefficace ou en étant en mesure de choisir un traitement qui pourrait se révéler plus efficace pour combattre leur maladie.
Le gène KRAS, aussi désigné par les termes Kras, K-RAS ou KRAS2, est présent dans toutes les tumeurs cancéreuses. Ce gène joue un rôle important dans la croissance cellulaire et la prolifération des tumeurs. Toutefois, des mutations du gène KRAS ont été décelées dans plusieurs types de tumeurs, notamment celles touchant le poumon, le côlon et le rectum ainsi que le pancréas. Les données indiquent que les patients cancéreux qui présentent un gène KRAS de type sauvage (c’est-à-dire non muté) répondent mieux au traitement anti-EGFR, et que ce dernier permet de prolonger la survie sans progression de la maladie ou d’améliorer la survie globale chez ces patients.
Le dépistage de la mutation du gène KRAS peut être réalisé chez tous les patients ayant reçu un diagnostic de cancer colorectal métastatique.
Le test doit être effectué sur le tissu tumoral. La mutation du gène KRAS ne pourra pas être décelée dans d’autres cellules de l’organisme, comme les cellules sanguines, car elle s’exprime dans la tumeur elle-même.
Le tissu tumoral qui a été prélevé chez le patient à la suite d’une biopsie ou d’une chirurgie est conservé sous forme de bloc de tissu à l’hôpital où l’intervention a eu lieu. Une fois que la décision de procéder au dépistage de la mutation du gène KRAS est prise, le médecin demande alors qu’une portion de ce bloc de tissu soit envoyée à un laboratoire de pathologie qui effectue ce type de dépistage. Les résultats du test sont ensuite envoyés au médecin traitant dans un délai d’environ 2 à 3 semaines.
Le diagramme suivant, fourni par le Mount Sinai Hospital, montre le processus de dépistage de la mutation du gène KRAS, tel qu’il est effectué à son centre.
Si la tumeur ne présente aucune mutation du gène KRAS (type sauvage), il est alors possible de recourir à des options thérapeutiques novatrices, telles que VectibixMC, lorsque la maladie progresse en dépit des traitements standard.
En sachant si son patient présente une mutation du gène KRAS, le médecin est plus à même de déterminer le traitement contre le cancer qui donnera les meilleurs résultats. En fait, il s’agit d’un guide qui l’aide à trouver la meilleure option thérapeutique pour son patient. Dans tous les cas, il est important de discuter de toutes les options thérapeutiques avec son médecin.
Le test de dépistage de la mutation du gène KRAS peut être effectué dans plusieurs laboratoires de pathologie partout au Canada.
En Ontario, les Mount Sinaï Services ont été désignés par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée (MSSLD) pour effectuer les tests du gène KRAS auprès des patients qui pourraient être admissibles au traitement par VectibixMC.
Une aide financière est aussi offerte pour le dépistage de la mutation du gène KRAS pour les patients vivant dans les autres provinces et pouvant être admissibles au traitement par VectibixMC. Le dépistage peut se faire à Toronto au Centre Mount Sinai Services, à l’hôpital St. Michael’s et University Hospital Network (UHN), ainsi qu'à l'Hôpital général juif de Montréal.